Le Jour de la Nuit, « Nuit, où te caches-tu ? »

Extrait de l'émission du jeudi 8 octobre 2015, France Inter le 7/9 "Nuit, Où te caches-tu ?"

Onze millions de points lumineux éclairent nos villes et campagnes. C’est 30% de plus qu’il y a dix ans. Que se passe-t-il quand la nuit n’est plus la nuit ? Quand nos rues, nos routes s’enveloppent de lumières. Quand les bruits de la nuit ne sont plus si familiers à nos oreilles ? La pollution lumineuse a des impacts sur l’observation des étoiles, la biodiversité… et l’homme.

Ce samedi, dans le cadre de l’opération Jour de la Nuit, près de 450 évènements seront organisés pour sensibiliser le public à ces enjeux : balades nocturnes, observations des étoiles ou extinction des lumières. Des villes comme Paris, Lorient, Amiens ou Besançon vont jouer le jeu.

L’été, chaque lampe tuerait 150 insectes par nuit

L’ANPCEN (Association nationale pour la Protection du ciel et de l’Environnement nocturne) rappelle que « les insectes sont attirés par les sources lumineuses, jusqu’à une distance de plus de 500 mètres ». « On calcule qu’en saison estivale, il meurt environ 150 insectes par nuit sur chaque lampe« . Ce serait aujourd’hui la deuxième cause de mortalité des papillons de nuit. Plusieurs associations, dont l’association Noé s’inquiètent aussi de l’impact sur leurs prédateurs : chauves-souris et autres oiseaux insectivore

Quelle solutions ?

Halo de pollution lumineuse à 21 km de Blois © Radio France – 2015

Pour lutter contre la pollution lumineuse, certaines villes tentent déjà des expériences. Saumur, dans le Maine et Loire a par exemple supprimé son éclairage public de 1h à 6h du matin, sauf dans l’hypercentre et aux abords de la gare. Une mesure qui permet d’économiser en moyenne 85 000 euros par an et sans augmentation de la délinquance, selon la mairie. Reims a supprimé la quasi totalité de ses boules lumineuses. Ces lampadaires ronds qui éclairent autant vers le ciel que vers le sol. Quant à la ville de Paris, elle expérimente en ce moment les réverbères à détection de mouvements.


 

Rédaction GEO – Vendredi 9 octobre 2015, Le fléau de la pollution